Martorell/Jerez de la Frontera, 24/10/2016. – SEAT et Aqualia ont uni leurs forces pour développer un projet révolutionnaire de gaz écologique SMART dont l'objectif est de récupérer 100% du biocarburant renouvelable dans les eaux usées pour alimenter les véhicules au gaz naturel (GNV). Pour lancer leur collaboration, d'une durée de cinq ans, les deux sociétés ont d'ores et déjà commencé à mener des essais pilote dans une usine de traitement des eaux usées à Jerez de la Frontera, près de Cadix en Espagne. Dans le cadre de cette collaboration, SEAT a fourni deux SEAT Leon TGI à Aqualia afin de mener les essais nécessaires avec le biométhane récupéré dans les eaux usées et de procéder aux vérifications requises sur l'intégralité de la chaîne de production jusqu'à l'obtention et l'utilisation du carburant.

Ce projet commun représente un grand pas pour le développement d'une économie circulaire et pour la construction de villes résilientes. En outre, il permettra de piloter les recherches et la création de carburants alternatifs dans le secteur automobile espagnol en utilisant du gaz renouvelable produit localement à 100%. L'avantage majeur étant que l'utilisation d'automobiles au gaz naturel permettra de réduire considérablement les émissions de CO2 « du puits à la roue », c’est-à-dire de la source d’énergie primaire jusqu’à son utilisation finale, par rapport aux automobiles à essence.


SEAT soutient totalement cette initiative. Cette collaboration symbolise le ferme engagement de la marque à rechercher des alternatives totalement écologiques aux produits pétroliers et elle est en phase avec sa stratégie en matière de développement de véhicules au gaz naturel (GNV) et son engagement à respecter l'environnement. Selon le Directeur-adjoint du service Recherche et Développement de SEAT, Dr. Matthias Rabe, « ce projet commun de développement conclu avec Aqualia permet à SEAT d'être la première marque automobile du pays à utiliser du biométhane 100 % espagnol récupéré dans les eaux usées ». « Le soutien à la création de carburants renouvelables alternatifs, qui contribuera à encourager les futures améliorations en termes d'environnement et l'utilisation à long terme de voitures dans les villes font partie de la stratégie GNV de SEAT », ajoute Dr. Rabe.

Félix Parra, le directeur général d'Aqualia souligne que « notre travail a pour objectif de changer le paradigme actuel et de laisser derrière nous un modèle dont le traitement coûte très cher en matière d'énergie. Ce projet est l'aboutissement d'une recherche intense développée par Aqualia pour extraire des ressources précieuses du processus de traitement des eaux. Le développement du projet de gaz écologique Smart dans une usine de traitement des eaux usées de taille moyenne pourrait potentiellement entraîner une production quotidienne d'un million de litres de biocarburant et alimenter plus de 300 véhicules. Les villes pourraient ainsi utiliser ce type de carburant sur leurs flottes de bus de ville, de camions de ramassage des ordures, de voitures de police ou d'ambulances, entre autres ».

Le projet de gaz écologique SMART a pour objectif d'optimiser et de simplifier le système énergétique afin de mieux protéger les énergies au sein de l'Union européenne. En effet, les villes mettant en place ce système dans leurs usines de traitement des eaux usées bénéficieront d'une plus grande autonomie et d'une plus grande durabilité. Cet objectif peut être atteint grâce au développement de nouveaux systèmes hautes performances de production de biogaz et de conversion en biométhane à partir des usines de traitement des eaux usées des villes. Le projet de gaz écologique SMART a pour but de récupérer un carburant renouvelable produit localement et pouvant être utilisé par l'industrie automobile ou injecté dans les réseaux de distribution de gaz naturel.

Soutenue par le Centre pour le Développement de la Technologie Industrielle (CDTI), le projet de gaz écologique SMART est actuellement développé avec la participation de cinq partenaires, notamment Gas Natural Fenosa et Naturgas EDP, ainsi que des organismes de recherche publics tels que l'Institut catalan de recherche sur l'eau (ICRA) et les universités de Gérone, Valladolid et de Saint-Jacques-de-Compostelle. SEAT participe à ce projet en collaboration avec Aqualia.