Le président de SEAT, Luca de Meo, a inauguré ce matin le 6e Congrès GASNAM à Madrid en compagnie de José Ramón Freire, Président du GASNAM, de Begoña Cristeto, secrétaire général de l’industrie et des petites et moyennes entreprises et de Jorge Seguro Sanches, secrétaire d’État à l’énergie du Portugal.

Luca de Meo au congrès GASNAM

« Nous devons renforcer l’infrastructure et relever le défi d’installer 300 stations de gaz naturel en Espagne d’ici à 2020 » souligne le Président de SEAT.

Pendant son discours, Luca de Meo a souligné la capacité de l’industrie espagnole à innover et à s’adapter à de nouveaux défis comme ceux de la mobilité urbaine et de l’émergence de l’utilisation des énergies renouvelables. À ce sujet, Luca de Meo affirme que le « gaz naturel pour les voitures représente un véritable potentiel commercial pour l’industrie automobile et pour l’industrie gazière elle-même. »

 

SEAT se positionne comme la marque de référence en matière de stratégie sur le gaz naturel comprimé (GNC) du Groupe Volkswagen. Le président de SEAT a annoncé que le centre technique de SEAT, qui emploie plus de 1000 ingénieurs, développera la technologie GNC pour le Groupe Volkswagen, ce qui en fera un centre technologique de niveau international. « Nous voulons que cette technologie soit mise au point en Espagne et que nous en soyons les pionniers. Nous pensons que nous pouvons y arriver », indique-t-il.

 

De Meo explique que cette énergie est « une alternative durable et rentable aux véhicules à essence traditionnels et aux véhicules électriques. » Il précise à ce sujet que les clients veulent bénéficier de plus d’autonomie, pouvoir recharger au travail ou à la maison et utiliser un système rapide. « Pour résumer, ils veulent que le processus soit facile et économique. »

« L’avantage de la technologie GNC est qu’elle existe déjà », ce qui veut dire qu’« il n’est pas nécessaire de faire de grands investissements et qu’elle peut être proposée à grande échelle aux clients », déclare-t-il. Ses principaux atouts sont entre autres le temps de remplissage du réservoir, rapide et propre, et le coût, qui est similaire à celui d’une voiture diesel ou essence. C’est pour cette raison que « le GNC n’est pas juste un simple ‘pont technologique’, mais une véritable solution à long terme. »

S’exprimant devant les plus hauts représentants de l’industrie gazière, Luca de Meo a souligné que les véhicules au GNC présentent un double avantage ÉCO (ÉCOlogiques et ÉCOnomiques) et que les réserves de gaz sont suffisantes pour des centaines d’années.

Il a également indiqué que si le parc automobile espagnol était composé d’un million de véhicules au GNC, l’atmosphère serait libérée d’1,2 tonnes de CO2 par an. Ceci équivaudrait à recouvrir toute la ville de Madrid d’arbres. « Par ailleurs, les propriétaires des véhicules feraient des économies s’élevant entre 700 et 1000 euros par an. »

« Les voitures, les camionnettes ou les camions au GNC n’ont pas besoin de développement technologique supplémentaire. Ils sont fiables, sûrs, très compétitifs en matière de prix, confortables et très pratiques. Leur autonomie est bien supérieure à celle d’autres options et ils s’adaptent mieux à l’environnement que d’autres technologies, que ce soit pour une conduite urbaine, interurbaine ou de longue distance », indique-t-il.

À chaque plein, le gaz naturel comprimé représente une économie moyenne de 55 % par rapport à l’essence et de 30 % par rapport au diesel.

Luca de Meo a également cité d’autres avantages, comme la possibilité de circuler lors des restrictions du trafic en cas de pic de pollution, le temps de remplissage du réservoir plus rapide (environ 3 minutes) et l’aspect très économique, puisque le gaz naturel comprimé représente une économie moyenne de 55 % par rapport à l’essence et de 30 % par rapport au diesel.

En ce qui concerne la collaboration entre les entités pour développer cette technologie, le président de SEAT a également souligné que l’avenir du GNC implique « la collaboration des concurrents, des institutions et d’autres entreprises afin de créer un écosystème et de parvenir à faire du GNC une véritable solution à l’électricité. »

« Il est vital d’augmenter les investissements pour les stations au gaz, parce qu’il ne sert à rien d’avoir la technologie et le marché si l’infrastructure ne suit pas pour répondre aux besoins des clients », insiste Luca de Meo. En outre, il précise que SEAT travaille avec différents partenaires afin de relever le défi de construire 300 stations au gaz en Espagne d’ici 2020.

Luca de Meo au congrès GASNAM

SEAT, une référence en matière de GNC

SEAT a commencé son engagement pour le GNC avec le lancement de la Mii, de la Leon TGI et l’Ibiza, dans le but de « devenir la marque de référence dans la mobilité au gaz naturel, au biogaz et aux carburants synthétiques futures ». En fait, SEAT a la plus grande gamme de véhicules au GNC d’Europe et du Groupe Volkswagen. D’ici la fin de l’année 2018, SEAT proposera également l’Arona, le seul SUV au GNC au monde.

En Espagne, les immatriculations de véhicule au GNC se sont multipliées par 10 cette année. Un million de véhicules au gaz naturel comprimé devraient circuler d’ici 2030 sur les routes et dans les villes espagnoles. Pour SEAT, « l’Espagne est le deuxième plus grand marché en termes de technologie au GNC après l’Italie ». La preuve en est qu’au cours du premier trimestre de 2018, SEAT a vendu plus de 900 véhicules au gaz en Espagne, un chiffre similaire à celui de 2017.